Je me souviens du jour où j’ai décidé que j’étais enfin prêt à dénoncer les abus de mon trafiquant après la fausse promesse d’un emploi transformé en exploitation sexuelle. C'était en septembre 2018, et une femme de l'organisation Women at the Well, qui fournit un soutien aux personnes touchées par la traite, est venue me rencontrer à Starbucks avec un notepad.
Je lui ai dit d'aller à la police. Je m'inquiétais de ce qu'il ferait s'il savait, si ses autres victimes allaient bien, si j'avais enfreint la loi et serait expulsé. Mais surtout je me demandais si quelqu'un me croirait. Ma capacité à faire confiance aux gens était presque nulle: après tout, mon trafiquant m’avait prouvé que je ne devais faire confiance à personne.
L'organisation m'a aidé à signaler mes expériences à la police et à commencer le processus de rétablissement. Il m &apo...
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